samedi 31 janvier
IMGP0172
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Vidéo envoyée par nono_85
Théatre - 1984
Quand le provincial présente au parichien tous les avantages d'habiter dans un petit coin de verdure où coule une rivière, le parichien a peu d'arguments à opposer: les bouchons, les greves, le prix de l'immobilier, la qualité de l'air sont autant de raisons pour partir élever des courgettes dans le Larzac avec José Bové. Alors le parichien, avec ce petit rictus suffisant lache dans la conversation: "Oui mais chez nous à Paris, on a la cuuuuuulture: le théatre, l'opéra, les concerts,...". Certes, l'argument est valable. Seulement, très peu de parisiens vont au théatre toutes les semaines.
Et bien en ce moment, on se fait une petite cure de culture. Après être allés voir Mariana Ramos Jeudi soir (merci Brigitte et J-C ;-) ), une pépite cap-verdienne, nous sommes allés voir Sylvain, un ami de Marie jouer "les 3 soeurs" de Tchekhov. Quand on sort du théatre, ou d'un cinoche, on se demande tout le temps pourquoi on y va pas plus souvent. J'ai donc ouvert les pariscopes et autres téléramas et je suis tombé sur une pièce qui passe à Paris: 1984. Je vous ferai part de mes impressions après la pièce très bientôt. ;-)
Découvrez Mariana Ramos!
D’une terrifiante actualité
Le monde totalitaire que décrit George Orwell dans « 1984 » s’invite sur la scène du Théâtre de Ménilmontant, dans une mise en scène qui marie théâtre et cinéma. Un choix très judicieux. Après quatre tournées de la version anglaise depuis 2001, le réalisateur Alan Lyddiard nous en offre une adaptation française. Délicieusement inquiétante.
Quand George Orwell écrit 1984 au sortir de la Seconde Guerre mondiale, dans Londres ravagée par les bombardements et exsangue, il a sous les yeux les atrocités de totalitarismes, tant nazi que stalinien, qui au nom d’un idéal social ont aliéné des peuples entiers. C’est ce « pire des mondes » que présente Orwell dans une dystopie qui n’est que la projection du présent.
Alan Lyddiard, assisté pour la version française de François Bourcier, nous offre une adaptation de cette œuvre magistrale en insistant sur les passages d’un temps à un autre : l’esthétique de sa pièce, les décors qu’il donne à voir, les costumes, les accessoires évoquent tout autant les années 1940 qu’un futur frigorifiant, à la manière des bandes dessinées d’Enki Bilal.
Brouillant à dessein les pistes, cette œuvre dénonce ainsi les tentations totalitaires de tous les temps, qui broient l’individu. Profondément socialiste, son auteur visait en particulier le système stalinien. Et le choix de Lyddiard et Bourcier de faire précéder la pièce d’images syncopées des batailles nazies sur le front de l’Est peut sembler contestable : s’il replace l’œuvre dans son contexte, il risque de faire oublier son inspiration anti-stalinienne et de focaliser le spectateur sur le passé, dont l’horreur est ressassée au point d’en être atténuée, alors que cette évocation du futur vise l’analyse du présent. C’est, en ce sens, une œuvre « prophétique ».
Cette adaptation, plus que fidèle au roman, manifeste combien les intuitions d’Orwell sont terriblement d’actualité. Sur des écrans géants, omniprésents, de taille variable, sont projetés de véritables films réalisés pour l’occasion, établissant ainsi un dialogue entre le « réel » théâtral et le « virtuel » filmé. Les comédiens passent de l’un à l’autre, se répondent, par ces « télécrans », qui tiennent à la fois des écrans plasma et des caméras de vidéosurveillance. Ces écrans, qui se déplacent au gré des scènes à la manière d’un ballet, ne sont pas qu’un très bel élément de décor, mais constituent un acteur à part entière. Un site internet (www.infoceania.org) reprend et prolonge ces films : œuvre novatrice de Lyddiard, qui crée un univers complet, mariant avec le même bonheur théâtre, cinéma et nouvelles technologies de communication (ou de propagande).
L’autre réussite de ce spectacle est d’avoir recréé un univers orwellien, où un assentiment absolu est demandé envers l’autorité, où le choix de boucs émissaires communs sert de défouloir collectif, où la mémoire est trafiquée, la langue normalisée au service d’une pensée formatée… où, surtout, les valeurs sont inversées, la liberté devenant esclavage, et l’ignorance une force. Le spectateur s’identifiera sans peine avec Winston Smith, admirablement joué par Sébastien Jeannerot, dans son désir broyé de liberté et de fraternité, trompé, trahi, violemment rééduqué. Il sera troublé par un Syme qu’incarne Alexis Bouchacourt, tout en nervosité, à la limite de la démence. Il ne manquera pas de goûter non plus au jeu tout en cynisme de Jean Terensier, dans le rôle d’O’Brien, l’initiateur de liberté qui se mue en tortionnaire.
Celui qui voit 1984 ressort ainsi avec une sorte de malaise et porte sur la rue, les gens qu’il croise, un tout nouveau regard. Ne vit-il pas dans une société où les fichiers, les contrôles, l’unanimité se généralisent ? Qu’en est-il de la politique quand un seul parti est présenté comme crédible, et que les dissensions sont signes de dangereuse faiblesse ? Quels sont les ennemis communs que se crée le corps social pour consolider sa cohésion ? Quel sont les défouloirs collectifs, ces « Deux minutes de la haine », qui permettent à chacun de tolérer son panurgisme habituel ? Quels sont les livres initiatiques, celui de Goldstein ou de quelque autre libérateur, qui peuvent donner l’illusion de ne pas être soumis au système ? Quelle est l’actuelle « novlangue » qui épure et fige le langage, nourrit une ortho doxa (une « opinion droite »), confond « communication » et « propagande » et formate la pensée ? Quels sont les nouveaux tyrans, entre la production et la consommation, quand le pouvoir du peuple est avant tout « d’achat » ? Quelle est la nouvelle police des mœurs qui s’immisce dans l’intimité de chacun, traque ses désirs, réglemente ses inclinations ? Parce qu’elle questionne, cette belle interprétation nous invite, sinon à la paranoïa, au moins à la vigilance. ¶
Olivier Pradel
Les Trois Coups
1984 (Big Brother vous regarde), de Georges Orwell
Adaptation : Alan Lyddiard
Mise en scène : Alan Lyddiard et François Bourcier, cometteurs en scène
Avec : Cyril Anthony (un citoyen), Alexis Bouchacourt (Syme), Caroline Felices (une citoyenne), Sébastien Jeannerot (Winston Smith), Florence Nilsson (Julia), Lionel Pascal (Charrington), Jean Terensier (O’Brien)
Réalisation filmique : Sébastien Jeannerot
Scénographie : Neil Murray
Musique : Lucien Zerrad
Théâtre de Ménilmontant • 15, rue du Retrait • 75020 Paris
Réservations : 01 46 36 98 60
Du 23 octobre au 23 novembre 2008, du jeudi au samedi à 21 heures, le dimanche à 16 heures, relâche du lundi au mercredi
Prolongé du 29 janvier 2009 au 26 février 2009, du mardi au samedi à 21 heures
Durée : 1 h 40
20 € | 15 €
dimanche 11 janvier
Janvier 2009 - Welcome to Siberie
Janvier 2009 - Welcome to Siberie
Vidéo envoyée par nono_85
Les premiers pas sur les étangs gelés de ville d'avray
L'aventure au coin du bois
Après une bonne grippe et une semaine de rentrée, nous avons passé un we pépère. Ce matin, direction la forêt pour une balade dans la neige. Arrivés aux étangs de ville d'avray, une belle surprise nous attend. Les étangs sont gelés en profondeurs et des promeneurs intrépides se lancent sur le lac pour le traverser en vélo, à pied, en patin, avec le chien, sur les fesses, ... Après quelques secondes de reflexion, nous nous élançons d'un pas peu assuré au départ. C'est la première fois que je marche sur un lac gelé!!!! Après quelques photos et glissades pour immortaliser l'instant, nous rejoignons la rive pour faire une belle balade. Comme quoi, pas besoin de faire des milliers de kilomètres pour être dépaysés: 500 m suffisent pour se retrouver au Québec ... ou presque.
janvier 09 - video gag a Ville d'Avray
janvier 09 - video gag a Ville d'Avray
Vidéo envoyée par nono_85
Etangs gelés à Ville d'Avray. Quelques glissades plus ou moins controlées. Un grand moment de fou rire!!!
vendredi 10 octobre
googloophile
Et oui chacun a ses petites marnies, ces petites nevroses. De mon côté, cela fait plusieurs années que je scrute quotidiennement la page d'accueil d'un celebre moteur de recherche à fin de trouver une pépite: un logo google festif. En effet, Google a la facheuse tendance à inventer des logos pour célebrer certaines occasions ou comémorations: fete de la musique, arrivée de l'été, mort de pavarotti, ... Voici un échantillon de ceux qui m'ont marqués cette année:
Nouvelle année 2008: une année commencée au mans avec les amis et un téléphone en permanence dans la main gauche
14 fevrier 2008: Une saint-valentin particulière
30 avril 2008: Un logo réalisé par Jeff Koons, l'artiste vivant le plus côté au monde et ... le plus controversé (cf. Le homard géant suspendu dans la galerie des glaces à Versailles). Google demande tous les ans a des artistes de redesigner son logo
29 mai 2008 : Anniversaire de la première ascension de l'Everest. Aujourd'hui on a un peu l'impression qu'il n'existe plus beaucoup de place pour les grands explorateurs. La terre est devenue trop petite?
6 juin 2008: Anniversaire de la mort de Velasquez
aout 2008: Pendant les JO, Google va se déchainer en proposant 1 logo différent par jour. Le Google chinois largement épuré, censure t'il également ces logos?
Je ne sais plus la date: hommage à Chagall. Le plus beau des logos depuis 10 ans à mon avis.
04 septembre 2008: C'est la rentrée. Depuis que je suis un JCD (jeune cadre dynamique), la rentrée est un jour comme les autres. Sauf que cette année, elle avait une saveur particulière.
Le plus grand cyclotron au monde. 40 km de diametre. Aujourd'hui il est en panne. Dommage, on a mis 20 ans à le faire, on pourra bien attendre 2 mois pour changer un boulon.
21 septembre 2008: L'arrivée de l'Automne.
Je temrine par un coup de googlueule. Pour les 30 ans de la mort du grand Jacques, vous auriez pu faire un effort!
Un nouveau voyage
Tunisie 2008:
«Chacun a ses propres instants de bonheur : il s'agit simplement d'en multiplier la conscience et les occasions.»
[ Albert Memmi ]
Et voilà, c'est reparti, une petite démangaison au niveau de l'omoplate (qui de sa petite voix me dit "vite un sac à dos!" ), une envie d'un autre continent en cette période de crise. Et quel autre continent!!! L'Afrique. Après la mobylette à Banfora, la pinasse à Tombouctou, la splendeur du caire et le camping au Kenya, me voilà reparti pour l'Afrique. Cette fois, ce voyage sera particulier puisque je ne pars pas seul. Ok, je n'avais jamais voyagé seul en Afrique. Merci Baz, GG, Meriem & co de m'avoir supporté pendant ces chouettes voyages. En tunisie, je pars avec elle, pour partager, pour découvrir (bien qu'elle connaisse déjà ;-). Alors nous partons le 26 Octobre prochain, direction Tunis.
Première étape: Tunis, Carthage, Sidi Bou Said (3 jours)
Deuxième étape: Dougga, Kairouan (1 jour)
Troisième étape: El Djem et Sfax (1 jour)
Quatrième étape: Mahddia (1 jour)
et retour sur Tunis.
Les hotels sont reservés, il reste une voiture à trouver et un passeport à refaire pour Marie.
dimanche 07 septembre
Ce soir, on s'eclade ...
Suite à de multiples demandes, je vais essayer de vous montrer les différentes étapes de ce plat super convivial. Avant tout, il vous faut:
- des moules (1/2 L) par personne,
- des aiguilles de pin de la tranche/mer avec un peu de serments de vigne pour le gout,
- Quelques tranches de pain avec du beurre salé,
- 2 planches assez epaisses avec 4 clous plantés au milieux pour faire tenir les moules,
- un carton pour ventiler,
- un saut de sable au cas où,
- et j'oubliais le plus important: une bonne poignée de bons potes.
Première étape: placer les moules patiemment sur les planches (pointe vers le haut, pour éviter que la cendre ne se mêle à la moule).
deuxième étape: on met le feu aux aiguilles placées sur les moules (environ 50 cm d'épaisseur).
troisième étape: si le feu se consume trop vite, ne pas hésiter à rajouter des aiguilles.
quatrième étape: demander aux experts de vérifier la cuisson (un greg ;-)). Dégager la cendre en agitant un carton rigide au-dessus.
cinquième étape: Y a plus qu'à manger idéalement accompagné d'un p'tit pissote.
sixième étape: Digérer dans le jardin!!!
mardi 02 septembre
La tranche de pin
2 eme partie: ... et la mer:
Après la montagne, direction la mer avec la Tranche sur mer en Vendée.
Découvrez Amélie-les-crayons!
Quelques journées de belles, alors on hésite pas à se ballader dans les marais voisins, on visite l'abbaye de Maillezais, on court dans la forêt et sur la plage et on cocoonne un petit peu beaucoup.
Profitant d'un ciel radieux on se dirige vers les sables d'olonnes, la plage, on prend le bac pour la chaume et la nouvelle jetée. Au retour, on visite le quartier de l'île Penotte à ne pas rater si vous passez aux sables. Les maisons de ce quartier sont recouvertes de dessins en ... coquillage.
Profitant d'un ciel tout autant radieux, on embarque pour l'île de Ré, juste en face de la Tranche. On loue 2 vélos à défaut d'un tandem (ce sera pour une prochaine fois!) et hop 45 km autour de l'île à traverser les marais salants, grimper en haut du phare des baleines.
Youpi, les grandes marées (coef de 93) et direction la pointe pour un coup de peche comme on dit en Calédonie. D'abord, je m'essaie à la peche aux crevettes et au poisson.
Et hop un requin liliputien....
Après on s'attaque à du lourd avec la peche à la palourde. Le soucis, c'est qu'on en ramasse une quand Madi en ramasse 30. Alors quand on en trouve une, on est un peu con-tent. ;-)
Prochaines vacances au soleil, next step ....
lundi 01 septembre
Juillet - Aout 2008
WE du 04 Juillet: London calling

Quoi de mieux pour commencer l'été que d'aller à Londres pour un A/R express.
Je rejoins le Vendredi soir Marie et ses parents chez son petit frère étudiant à Londres. Le Samedi, nous nous rendons à Trafalgar Square, histoire de voir défiler la Gay Pride. Les rencontres dans le metro sont pour le moins saugrenues: gardiennes de prisons en latex bleu, anges plus ou moins sexués aux ailes de géants qui les empechent de marcher, ... L'ambiance est plutôt cool ce samedi. On se prend au jeux en se disant "pourvu que me collègues ne viennent pas sur le blog ;-)"
Ensuite direction Camden (souvenirs, souvenirs d'un we à Londres avec Yannos et David) et son marché coloré un peu bohème. Après quelques essayages pour ces dames et quelques bieres pour ces messieurs, on rentre à l'appart à Stratford.
Le lendemain, pluie, et retour sur Paris. Merci encore à Pierre et Laura pour leur accueil.
WE du 14 Juillet: Un feu d'artifice de sourires
Pour le 14 Juillet, direction la Tranche pour un we en famille avec les parents, sandrine et les petites (de plus en plus craquantes). Un peu de plage, un peu de course à pied et beaucoup d'apero et barbecues. Le Dimanche, Boris débarque aussi frais qu'un petit suisse après 15 heures d'exposition au soleil. Logique après 15 heures d'avions et de train. Courte soirée tous ensemble avant de se dire au revoir. En laissant les petites, petit pincement au coeur. C'est que l'on s'y attache à ces petites lutines. Le soir, on rentre sur la roche pour une eclade entres amis. Pour ceux qui ne connaissent pas, une eclade, c'est 4 heures à positionner des moules sur une planche, les recouvrir d'aiguilles de pin, mettre le feu 10 minutes et dévorer le plat en 30 secondes!!! Le lundi, je laisse Marie partir pour les vieilles charrues et je remonte sur Paris le coeur léger.
Vacances: 1ere partie - Entre Montagne et ...
Pour cette première moitié direction les vosges chez les parents de Marie. Au programme: baignade dans le lac de Gerardmer, randonnée au lac de Gerardmer et apéro avec la mère de Gérard, Excursions en Alsace pour visiter Munster, Colmar et plein de villages dont les noms au scrabble marquent plein de points (je te donnerai la liste Sandrine ;-)). Ca fait du bien de glandouiller un peu après 6 mois de boulot intensif et stressant. On prend le temps de dormir, courir, et plein dautres verbes qui finissent en "ir". On est aussi passé par Nancy où j'ai montré à Marie ma résidence universitaire et surtout le mythique 3 rue du lycée. L'appart du premier était à louer (Mat et Karine, si vous voulez vous installer à Nancy ;-)). On a également fait un concert à Epinal. Le groupe s'appelle "Courir les rues".
Et pour les curieux quelques photos:
Et bientôt la suite des aventures avec la chasse à la palourde de la tranche, à la recherche du tendem perdu del'île de ré, le mystère des statues ventripotentes de l'abaye de Maillezais, ....






































