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mercredi 03 mai

Orwell - Une histoire Birmane

Une histoire birmane :

Résumé :

            Dans ce livre directement inspiré de l’expérience d’Orwell dans les forces de l’ordre en Birmanie, l’auteur narre une parenthèse de l’histoire coloniale. L’histoire se situe en Birmanie, aujourd’hui Myanmar, dans la ville provinciale de Kyautkada. Dans cette colonie / exil John Flory disparaît s’en même s’en apercevoir. Agé de la trentaine, plutôt laid, il partage son apathie entre son travail à l’exploitation de la forêt et le club des européens. Ainsi la monotonie s’installe jusqu’au jour ou la nièce d’un des membres du club arrive dans la ville et sème le trouble dans sa vie.

Couverture :

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Personnages :

·          John Flory : personnage principal du livre. Agé d’une trentaine d’année, il souffre de son physique (une tâche de naissance mange la moitié de son visage). Il travaille dans une exploitation forestière à quelques jours de marche de Kyautkada. Il possède une belle villa dans le centre ville où s’activent ses fidèles domestiques et sa favorite Ma Hla May. Il s’enfonce dans la routine d’une vie d’expatrié jusqu’au jour où il croise Elizabeth Lackersteen fraîchement débarquée d’Angleterre. Dès la première rencontre, Flory succombe à la jeune anglaise. Mais les « amoureux » mettent du temps à se trouver. Des incompatibilités d’humeur mais surtout deux visions du monde colonial font qu’Elizabeth laisse Flory pour le jeune militaire des forces britanniques Verral. Cette mise à l’écart de Flory l’entraîne dans une profonde dépression. Une brève rédemption viendra salué son courage suite à des émeutes birmanes. Cependant son passé trouble avec la prostituée Ma Hla May et les complots du magistrat U Po Kyin viendront ternir son honneur et entraîner sa chute finale.

·         Elizabeth : nièce des époux Lackersteen. Fraîchement débarquée d’Angleterre elle rencontre Flory qui vient à son secours alors qu’un énorme buffle la terrorise. Flory tombe immédiatement sous son charme. La réciproque semble aussi être le cas.

P 105 : « Elle était assez grande, mince et portait une robe de coton mauve. A sa démarche, il estima qu’elle ne pouvait guère avoir plus de vingt ans. Il n’avait pas encore détaillé son visage. Tout ce qu’il savait d’elle, c’est qu’elle portait des lunettes cerclées d’écaille et que ses cheveux étaient aussi courts que les siens. Il n’avait encore jamais vu de femme aux cheveux courts, sauf sur les magazines. »

En fait Elizabeth est venu en Birmanie pour trouver un mari. Elle semble plus intéressée par la virilité, la bravoure que par la sensibilité des hommes qu’elle rencontre. Plus que du désintéressement, elle déteste la Birmanie, sa culture et son peuple. Flory, commettant plusieurs maladresses et tardant à se déclarer voit Elizabeth tomber sous le charme d’un jeune officier anglais Verral. Dans sa quête de l’officier elle est fortement appuyée par sa tante mais ce dernier reste distant puis disparaît de la ville sous prétexte d’une affectation. Elizabeth se trouvant seule se rapproche à nouveau de Flory pour le haïr définitivement lors de la scène de l’église.

·         U Po Kyin : magistrat de la ville.  C’est un être abjecte qui n’hésite pas à sacrifier des vies pour satisfaire son ambition démesurée. Ainsi,  il fait tout pour être le premier non-européen à rentrer au club des occidentaux. Il calomnie le docteur Veraswami, son principal concurrent, et Flory, le seul soutien du docteur au sein du club. Il participera activement à la chute de Flory.

P 1 : « Sans ciller, assez semblable à une grande idole de porcelaine, U Po Kyin fixait d’un air absent la lumière crue du dehors. C’était un homme proche de la soixantaine, si gros que depuis des années il ne parvenait pas à se soulever tout seul de son siège et cependant bien fait de sa personne, presque beau dans sa corpulence. »

·         Ma Hla May : maîtresse de Flory. Elle l’appelle maître sans grande conviction pour servir ses intérêts. Elle semble lascive et serviable jusqu’au moment où Flory la délaisse au profit de sa passion dévorante pour Elizabeth. Elle se transforme alors en sauvageonne vénale qui ne cessera de s’ingérer dans la vie de Flory jusqu’au point de débarquer dans l’église pour faire un scandale et ainsi anéantir tout espoir pour ce dernier qui avait caché cette liaison à la jeune anglaise. En fait il semble que ce soit  U PO KYIN qu’il l’ait poussé à venir dans l’église et non un esprit de revanche.

P 68 : « Agée de vingt-deux ou vingt-trois ans, Ma Hla May était vêtue d’un longyi bleu pâle de satin chinois brodé et d’un ingyi de mousseline blanche empesée orné de médaillon d’or. Ses cheveux torsadés formaient un cylindre serré d’un noir d’ébène, piqué de fleurs de jasmin. Son corps svelte et menu était aussi dépourvu de contours qu’un bas-relief gravé sur un tronc d’arbre. Elle avait l’air d’une poupée, avec ses yeux étroits et son visage ovale, immobile, au teint cuivré : une poupée exotique et étrangement belle. »

·         Les Lackersteen : membres du club. Membre assidu du club et surtout du bar, M. Lackersteen semble atone, alcoolique, lassé de sa vie coloniale. Il se remet aux mains de sa tante, calculatrice et lucide. Cette dernière n’aime pas Flory. Elle lui préfère sans hésitation le jeune soldat Verral et essaie de lui « fourguer » sa nièce en faisant ainsi d’une pierre deux coup : premièrement se débarrasser d’une bouche à nourrir et deuxièmement faire rentrer dans la famille un jeune homme de bonne éducation. Suite au départ de Verral, elle verra en ce « cher » flory un médiocre remplaçant.

P 28 : « M. Lackersteen [..] avait un visage épais, ingénu, et portait une petite moustache en brosse. C’était en réalité un homme très simple, sans autre ambition que celle de « se payer du bon temps », comme il disait volontiers. Sa femme le gouvernait au moyen de la seule méthode possible, à savoir en ne le laissant jamais hors de sa vue plus d’une heure ou deux. »

·         M. Ellis : membre du club. Sans doute le plus raciste des membres et donc le plus hostile à l’entrée d’un indigène dans le cercle britannique de Kyautkada. Il existe une grande animosité entre lui et Flory : ce sont deux conceptions de l’autre qui s’affrontent.

P 31 : « Ellis haissait les Orientaux comme on peut haïr le mal ou la saleté. Vivant et travaillant, en sa qualité d’agent d’une entreprise de bois de charpente, en contact perpétuel avec des Birmans, il n’avait jamais pu s’accoutumer à la vue d’un visage de couleur. »

·         Verral : soldat britannique. Il est tout ce que Flory déteste et envie en même temps. En effet sa beauté et la prestance de sa jeunesse contrastent avec les complexes de Flory. Ainsi, Verral, se place comme un concurrent déloyal pour la conquête d’Elizabeth. Le point d’orgueil et paradoxalement le commencement de cette lutte inégale se situe lors de leur première rencontre. Lors d’un défis équestre inavoué, Verral échoue lamentablement dans sa tentative de battre Verral sous les yeux d’Elizabeth. Verral, s’averra par la suite beaucoup moins brillant qu’à son arrivée.

P 232 :  « … et il était d’une rare élégance, avec son casque colonial en daim blanc et ses bottes de polo, luisantes comme une pipe en écume de mer bien polie. Sa présence, d’entrée de jeu, mis Flory mal à l’aise. »

La parenthèse Birmane de Georges Orwell (1922 – 1927).

            Eric Blair pensait que son expérience en Birmanie serait une grande aventure. En réalité, ces cinq années ne firent qu’accroître sa solitude et sa désillusion. Dans la police, il appris à vivre avec son conflit interne de se voir à la fois comme un individu et comme un simple rouage de l’empire britannique. Orwell passera près des vingt années suivantes à écrire sur cette expérience conflictuelle.

                Au printemps 1919, Richard Blair, quitta finalement l’armée et les Blairs retournèrent dans leur vielle maison, qu’ils avaient quittée durant la guerre, sur St. Mark’s Road à Henley. En Juillet 1920, Marjorie se mariait à son amour d’enfance Humphrey Dakin .En Décembre 1921, quand Eric quitta Eton, les Blairs déménagèrent pour 20 South Green, Southwold, Suffolk. Après Noël, Eric rentra dans un établissement de Southwold à fin d’y préparer ses concours. Son père accepta de lui fournir son uniforme et John Grace, le principal d’Eton le recommanda pour son bon caractère.

Après six mois de bachotage, Eric passa ses examens en Juin et Juillet 1922 en Grec, Latin, Anglais, Français, Histoire, Géographie, Mathématiques et Dessin. Sa meilleure note fût en Latin et ses moins bonnes en Histoire et Géographie. Il fût reçu septième sur une classe de 29 et était le meilleur des trois jeunes hommes provenant de Birmanie. Son premier choix était la Birmanie, le deuxième les provinces unies du nord de l’Inde où son père avait servi quelques années. Son dernier choix était le Bengale dont la capitale était Calcutta.

A Suivre...

Posté par nono_85 à 21:23 - III.2 Fiches lectures - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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